La Commission européenne confirme que les directives Oiseaux et Habitats seront maintenues. Les associations de protection de l’environnement françaises saluent cette décision et demandent le renforcement de leur déploiement sur tout le territoire.

Macareux moine (Fratercula arctica) - Crédit photo : David AllemandMacareux moine (Fratercula arctica) - Crédit photo : David Allemand

Le Président Juncker et la Commission européenne ont confirmé mercredi 7 décembre que les directives Oiseaux et Habitats ne seront ni réécrites ni affaiblies mettant fin à deux années d’incertitude. La Commission européenne a aussi annoncé qu’elle développerait un plan d’action pour permettre une meilleure mise en œuvre des directives[1].

C’est une victoire pour les 500 000 citoyens européens qui se sont mobilisés dans le cadre de la campagne #NatureAlert en demandant le maintien et la mise en œuvre de ces directives.

Ces directives sont vitales pour la préservation de la nature en Europe. Elles contribuent à la préservation de plus de 1 400 espèces et couvrent une surface d’espaces naturels supérieure à 1 million de km2. Leur rôle est largement reconnu par la communauté scientifique, le monde économique, les citoyens, le Parlement européen et les Etats membres de l’UE.

Les associations environnementales ont accueilli très positivement cette décision. Mais avant de parler de grande victoire pour la nature, un travail important reste à réaliser. Il faut désormais des propositions fortes qui permettent d’une part une meilleure mise en œuvre des directives et d’autre part, qui s’attaquent aux menaces qui pèsent sur la biodiversité, notamment l’agriculture industrielle.

« Cette décision montre qu’il n’y a pas de fatalité. Le WWF se réjouit du changement de décision de la Commission européenne. Elle est le résultat de la mobilisation citoyenne », conclut Pascal Canfin, directeur général du WWF France.

« Même s'il est inquiétant d'en être arrivé à devoir nous réjouir de la seule non régression des directives Oiseaux et Habitats, cette confirmation est un soulagement et un encouragement eu égard aux mobilisations environnementale et citoyenne records. Pour l’heure, la Commission européenne doit remédier aux insuffisances constatées, à commencer par développer un dispositif équivalent pour protéger la biodiversité Outre mer » souligne Allain Bougrain Dubourg, président de la LPO.

« C’est une étape importante mais nous attendons un nouvel élan pour des politiques de protection de la biodiversité mieux insérées dans les territoires. La nature n’a pas besoin de nouveaux textes, elle a besoin d’actions concrètes et pertinentes sur le terrain, qui valoriseront aussi les pratiques en sa faveur et contribueront à la transition écologique de nos sociétés » ajoute Jean-David ABEL, vice-président de FNE.

[1]http://europa.eu/rapid/press-release_MEX-16-4308_en.htm
Photos libres de droit sur la mobilisation mercredi 7 décembre à l’extérieur de la Commission européenne #NatureAlerthttps://www.flickr.com/photos/foeeurope/albums/72157675811740352

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