bernache-inocenteePhoto RN Arguin, Sepanso
Les bernaches et les cygnes ne sont pas responsables de la régression des herbiers de zostères du Bassin. C'est l'une des conclusions de l'étude qui vient d'être rendue.Il aura fallu trois ans de travail. Trois années de recherches, d'analyses et de coordination pour, au final, innocenter la bernache cravant. Non, cette petite oie migratrice - hivernant par dizaine de milliers chaque année sur le Bassin - n'est plus suspectée dans la disparition inquiétante des zostères dans l'eau du Bassin. Les cygnes et les canards siffleurs non plus d'ailleurs. Leur appétit insatiable de cette plante aquatique ne peut pas donc expliquer le phénomène. Rappelons que le plan d'eau abrite le plus grand herbier à zostère d'Europe qui présente à la fois un intérêt écologique et patrimonial, un intérêt paysager sous-marin, un intérêt économique (zones de reproduction et de nurseries) et scientifique (indicateurs de perturbation et d'évolution du domaine côtier). Mais depuis le milieu des années 2000, une forte régression de leur surface a été observée. C'est pour rechercher les causes de cette diminution qu'une grande étude a été lancée il y a trois ans. À sa coordination, les trois chercheurs Isabelle Auby, Charles-André Bost et Hélène Budzinski ; et aux finances : l'Europe, les conseils régionaux, généraux et le Siba.

L'intégralité de l'article dans la Dépêche du Bassin de cette semaine.