Ce groupe recense et étudie les trois espèces de busards d’Aquitaine, des parades à l’envol (de mars à juillet) mais aussi l’hiver avec la recherche et le suivi de dortoirs. Tous les naturalistes et photographes peuvent nous aider dans ce cadre en nous faisant part de leurs observations de busards marqués et en transmettant la lecture des marques même partielles sur busards.com. Nous avons besoin de bénévoles pour les départements de la Dordogne, des Landes et des Pyrénées atlantiques. Des sorties ont lieu tout au long de l’année en Gironde.
Délégué du groupe :
Marie-Françoise Canavet - 05 56 97 47 81 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Parmi les oiseaux protégés girondins, il en est un particulièrement vulnérable dont les effectifs ont diminué dans les marais du Blayais comme ailleurs en France. Il s’agit du busard cendré, un rapace migrateur transsaharien.

Espèce des milieux ouverts, ces oiseaux affectionnent d’ordinaire les landes, les marais, prairies et friches humides pour construire leur nid. Devant la disparition de ces milieux, plus de 95 % de la population française fait son nid au sol dans les céréales, ce qui met en danger les poussins au moment des moissons.
Deux couples cette année ont élu domicile sur une vaste parcelle de blé à St Ciers sur Gironde. Après des contacts fructueux avec le propriétaire, M. Cottavoz, des bénévoles de la Lpo Aquitaine ont posé deux protections grillagées autour de ces nids(Sortes de cages transportables où le nid d’origine est installé).

Ainsi lors de la moisson et des travaux qui ont suivi, les structures grillagées avec le nid ont pu être facilement déplacées et les jeunes oiseaux épargnés.

Ce sont au total 5 magnifiques jeunes busards qui ont pris leur envol vers les sites d’hivernage africains.
Merci à tous ceux qui ont œuvré pour la réussite de ce sauvetage, en particulier à l’agriculteur et à ses ouvriers mais aussi Geneviève Engel, Olivier Grangier, Jaime Retana, Huguette Rodriguez.

Si vous voulez en savoir plus sur les busards ou participer à leur protection, contactez le Groupe Busards de la LPO Aquitaine (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.).

MFCanevet/GEngel

Busard cendré mâle - Crédit photo : Emile BarbeletteJusqu'à présent, chaque automne, il était toléré que les centres de soins (UFCS), qui récupéraient au printemps les poussins et oeufs en danger de fauche, puissent les relâcher, alors qu'aucun texte juridique ne les y autorisait. Ce vide juridique est enfin comblé avec la parution d'un arrêté ministériel le 13 septembre 2012.

 

Busard cendré mâle - Crédit photo : Emile Barbelette

 

 En effet, selon l'arrêté du 9 avril 2010, il est interdit d'introduire sur le territoire national, par acte volontaire ou par négligence ou imprudence, des spécimens vivants nés et élevés en captivité d'espèces de vertébrés protégés, dont la capture est interdite sur tout ou partie du territoire métropolitain en application de l'article L. 411-1 du code de l'environnement.
Il en est notamment ainsi pour le loup, l'ours brun, le lynx boréal, le castor d'Europe et le grand tétras.
L'arrêté modificatif du 13 septembre 2012 vient nuancer cette interdiction en créant une exception pour les spécimens vivants issus d'œufs ou de femelles gestantes prélevés dans le milieu naturel à des fins de sauvetage dans le cadre des activités des centres de sauvegarde de la faune sauvage autorisés en application des articles L. 413-2 et L. 413-3 du code de l'environnement.
Cette exception s'applique donc plus largement à tous les spécimens vivants, nés et élevés en captivité ou prélevés dans le milieu naturel des espèces protégés d'oiseaux, mammifères, voire reptiles et batraciens sauf les 5 espèces citées plus haut.

Lien vers la version consolidée de l'arrêté ministériel (Légifrance)

Le groupe Busards qui structure un réseau de 20 à 30 bénévoles dans la région, contribue à la connaissance des busards en développant un programme de suivi des 3 espèces de busards depuis 1991.
Ce suivi s’inscrit dans un programme de conservation de la nature validé par des scientifiques CEBC (Centre d’Etudes Biologiques de Chizé) ; le groupe s’est investi dans le programme de marquage des poussins de busards cendrés de 2007 à 2010 et l’Enquête Nationale Busards de 2010 à 2011.