Le hameau de Chabanas est constitué de maisons de pierre typiques de la région et lorsque l’on arrive au Refuge on découvre deux bâtiments anciens, une maison d’habitation et une grange, restaurés dans le respect des constructions traditionnelles pour que oiseaux, chauves souris et petits mammifères puissent s’y abriter. Derrière la maison, après avoir traversé un chemin creux, on arrive dans la partie exploitée qui est entourée d’une haie sauvage de chênes, saules, bouleaux, acacias, prunelliers, ronces, fusain d’Europe, séparée de la partie cultivée par une bande de prairie sauvage d’une dizaine de mètres fauchée deux fois par an. Dans la partie cultivée on trouve un potager bio avec un vaste carré d’aromatiques le tout entouré d’une petite haie sauvage composée de petits pruniers, buddleias, groseilliers sauvages etc. Si d’aventure une plante sauvage vient s’installer dans cette haie elle y reste. En contrebas se trouve le verger planté de pommiers, pêchers, cognassiers et un espace fruits rouges, organisé en rangées de cassissiers, framboisiers, groseilliers.

Une trentaine de nichoirs, une dizaine de mangeoires complètent avec arbres et arbustes l’accueil des oiseaux. Le nourrissage n’est nécessaire qu’en cas de grand froid ou de chute de neige, le reste du temps la nature fournit aux oiseaux toute la nourriture dont ils ont besoin. Depuis le début 2009 plus d’une trentaine d’espèces ont été observées parmi lesquelles : bécasse des bois, busard Saint Martin, bouvreuil pivoine, buse variable, bruant jaune, faucon crécerelle, coucou gris, épervier d’Europe, faucon crécerelle, fauvette grisette, gobe-mouche gris, grimpereau des jardins, hirondelle rustique, loriot d’Europe, pic épeiche, pic vert, rossignol philomène, rouge-queue à front blanc, torcol fourmilier, vanneau huppé. Le soir il est possible d’observer la chouette effraie qui niche dans le hameau et d’entendre la chouette hulotte qui niche dans le bois voisin. Les hérons cendrés passent parfois par le Refuge et vont rejoindre les héronnières toutes proches. Une source alimente deux mares d’environ 200m2 au total où l’on peut y observer des canards colvert, des bergeronnettes des ruisseaux et des martins pêcheurs. La présence de ces mares favorise, bien entendu, la présence des insectes notamment les libellules qui sont largement représentées.

Des aménagements spécifiques permettent aux abeilles sauvages, aux fouines, aux hérissons, aux amphibiens de trouver refuge. Par exemple un tas de pierres sert de refuge pour les couleuvres verte et jaune et les vipères et un tas de branchages installé sur une planche sert de gîte à la fouine. Enfin les variétés d’insectes, de papillons et de libellules observées sont impressionnantes.

Ce refuge, on l’aura compris, n’est pas simplement un Refuge d’Oiseaux, c’est aussi un refuge d’insectes, de papillons, d’amphibiens, de petits mammifères, le tout dans un environnement végétal très riche. Il est un exemple de ce que l’on peut faire pour la biodiversité.