Les protéger
Le Milan royal trouvé blessé dans le Pays Basque, victime de tirs illégaux, et soigné par Hegalaldia va retrouver la liberté mardi 27 décembre à Uhart-Cize
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- Écrit par Isabelle Thiberville
22 octobre 2011, dans la commune d'Uhart Cize, près de Saint-Jean Pied de Port, au Pays basque, un Milan royal a été découvert blessé. Il a été recueilli et soigné par Hegalaldia, affilié à l'UFCS (Union Française des Centres de Sauvegarde de la Faune Sauvage). Une fracture du tarse gauche a été diagnostiquée et une radio a révélé la présence de grenailles de plomb, indiquant que cet oiseau a été victime d’un tir. L'auteur de cet acte scandaleux et gratuit n'a pas été identifié. Une enquête menée par l'ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage) est en cours suite à la plainte déposée par la LPO. Le tir sur une espèce protégée est en effet un délit réprimé de peines de prison.
De tels actes illégaux anéantissent tous les efforts déployés par les partenaires du Plan national d’actions initié par l’Etat et animé dans les Pyrénées par la LPO Pyrénées Vivantes.
Cette espèce se concentre dans 6 pays européens seulement. La France abrite la 2ème population européenne et a à ce titre une lourde responsabilité de préservation. Toutefois, ses effectifs chutent de manière vertigineuse. En France, entre 2002 et 2008, la population nicheuse a diminué de 20 %, alors même que l’espèce avait déjà connu une chute drastique de ses effectifs par le passé. Les causes sont notamment le changement des pratiques agricoles et l’emploi massif de la bromadiolone dans la lutte contre les campagnols terrestres mais également le tir illégal.
Dans les Pyrénées, le Milan royal est facilement observable. Le pays basque constitue la première terre d'accueil pour la population hivernante avec près d'un quart de la population nationale. A l’automne, pendant la migration, les cols basques sont le principal couloir de migration pour cette espèce et voient passer près de 9 000 individus par an. Ce territoire est donc essentiel et vital pour la conservation de cette espèce.
En volière depuis près de deux mois, cet oiseau retrouve autonomie et vigueur. Il conservera toutefois une certaine fragilité, liée au plomb présent désormais dans son organisme.
Son relâché aura lieu mardi 27 décembre sur le site de découverte, dans la commune d'Uhart Cize en présence des acteurs qui ont concouru à lui permettre de recouvrer sa liberté.









