Depuis de nombreuses années, la LPO demande en vain à l’État de faire cesser le braconnage des bruants ortolans dans les Landes.

Bruant ortolan (Emberiza hortulana) - Crédit photo : Aurélien AudevardBruant ortolan (Emberiza hortulana) - Crédit photo : Aurélien Audevard

Forte d’un dossier à charge qui témoigne de la négligence de l’État français, la Commission européenne vient de lui adresser un avis motivé : si la France ne fait pas la preuve d’ici le 15 août qu’elle va mettre un terme à ces pratiques délictuelles, elle encourt des poursuites devant la Cour de justice européenne.

La LPO ne lâche rien pour obtenir l’arrêt du braconnage des passereaux. Elle vient sans nul doute de marquer un point décisif dans cette compétition avec un État plus que laxiste dès lors qu’il s’agit de ne pas fâcher les tenants d’une soit disant tradition cynégétique bien française.

En 2015, la France a pensé pouvoir s’en sortir à bon compte en obtenant un pré-classement par la Commission européenne, grâce à des promesses d’action. Il aura fallu toute l’énergie et la détermination de la LPO pour constituer un dossier à charge et prouver que non seulement l’État français ne met pas les moyens pour appréhender et poursuivre les braconniers, mais qu’il donne des consignes de « tolérance » aux agents en charge de la police de la nature.

Aujourd’hui, la Commission enclenche la vitesse supérieure et somme la France de fournir les preuves tangibles des actions qu’elle mène en faveur de la lutte contre le braconnage. Et si les arguments ne sont pas jugés suffisamment convaincants d’ici deux mois, la Commission transmettra à la Cour européenne de Justice.

À cette occasion, la LPO tient à souligner que, en pleine période d’examen du projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, et alors qu’elle s’apprête à célébrer les 40 ans de la loi de protection de la nature de juillet 1976, la France ne peut pas continuer à être montrée du doigt comme le mauvais élève de l’Europe qui ne respecte pas la directive oiseaux. Pour ce dossier comme pour le respect des dates de fermeture de la chasse qui a récemment conduit le Conseil d’Etat à annuler la directive de la Ministre en charge de l’Écologie.

Pour dire « STOP au massacre de nos passereaux », vous pouvez aider la LPO à faire respecter les lois ! Merci.

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Consultez le communiqué de presse

Vous aimez la nature ? Vous possédez un compte sur les réseaux sociaux (Facebook ou Twitter) ? Alors rejoignez-nous pour rappeler à la Commission européenne que des centaines de milliers de personnes dans l'Union Européenne souhaitent que la nature soit protégée à long terme. Ensemble, veillons au maintien des directives oiseaux et habitats et demandons leur application intégrale !

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Macareux moine (Fratercula arctica) – Crédit photo : David Allemand

circaReconnaître les espèces de rapaces et les milieux qu’ils occupent. Se familiariser avec le comportement, le vol de chacun en période de reproduction.

Sorties mensuelles à la journée (apporter pique-nique, jumelles, chaussures de randonnée):

Lundi 11 avril 2016

mai 2016: : date à déterminer

Lundi 13 juin 2016

Lundi 11 juillet 2016

Lundi 8 août 2016

Lundi 12 septembre 2016

Tous les rendez-vous sont à 8h sur le parking de l’intermarché près de la cabane à pizza à Picot ; sortir à la sortie 9, suivre direction Lacanau jusqu’à l’intermarché. S’inscrire auprès de Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. et confirmer sa participation 2 ou 3 jours avant la date.

Vous avez été des milliers à vous mobiliser,
MERCI !

 Chère Amie, cher Ami,


Vous avez été plus de 323 000 personnes à avoir signé la pétition pour demander la fin du massacre illégal des petits oiseaux familiers : une mobilisation historique pour dire non aux braconnages et aux pratiques non sélectives qui tuent chaque année plus de 400 000 oiseaux de nos jardins et nos campagnes.

Nous avons remis la liste des signataires à la députée Géneviève Gaillard, rapporteure de la Loi Biodiversité, lors de la 2e relecture du projet de Loi à l’Assemblée nationale. Sourds à cet appel citoyen, les députés ne se sont pas saisis de cette responsabilité et de cette opportunité de mettre en conformité le droit français de la chasse avec le droit communautaire.

Nous ne pouvons laisser les lobbyistes de chasse dicter les décisions publiques. Nous nous mobiliserons jusqu’à ce que nous soyons entendus en déposant une plainte auprès de la Commission européenne si la Loi est effectivement adoptée sans interdiction de chasse à la glu.  Nous continuerons à nous constituer partie civile à chaque exaction constatée sur le terrain. Nous renforcerons nos outils de sensibilisation et multiplierons les articles tels que la tribune récemment publiée sur lemonde.fr.

Dans tous les cas, nous resterons mobilisés, tous ensemble, pour défendre le respect de la biodiversité. Encore merci pour votre soutien, il nous encourage à persévérer.

 

Allain Bougrain Dubourg
Président de la LPO